Une plongée dans un lointain Japon, Onomichi, «la petite Kyoto du sud », qui semble épargnée par le temps, l’urbanisation à outrance, et le tourisme de masse.

Perdez vous dans ce labyrinthe formé par les ruelles serpentant dans les collines. A chaque pas un émerveillement, un sanctuaire qui apparaît, ou tout à coup la vue qui s’ouvre sur la mer donnant envie de survoler la côte…

La ville d’Onomichi semble faîte d’un enchevêtrement de sanctuaires, d’escaliers en pierre interminables, posés ça et là sur les collines. Il s’en dégage une atmosphère de mystère et de magie. Est-ce les hommes ou les chats qui sont les propriétaires de ces lieux ? Ce matou, qui vous lance un dernier regard en disparaissant derrière une statue, vous invite-t-il à le suivre ou est-ce votre imagination ?
Peut-être devriez-vous suivre l’itinéraire sur votre carte ? Ou perdez vous, vous pourrez toujours avancer vers l’océan pour retrouvez votre chemin !

Cette ville pittoresque qui respire l’authenticité et le « Japon vrai » a souvent été choisie comme lieu de tournage, les caméras immortalisant ainsi, en arrière plan, la vie de tous les jours se déroulant à Onomochi , décor éphémère d’autres vies et aventures.

C’est dans la simplicité, la douceur de vivre que réside le charme d’Onomichi.
Tôt le matin, les bateaux de pêcheur partent en mer, les jeunes gens sont à bicyclette, certains pédalant à toute allure pour arriver à temps. A l’heure du déjeuner, les gens se pressent pour faire la queue à leur restaurant de ramen préféré. Le soir, chargés de victuailles, les marins rentrent au port. Lors des fêtes, qui rythment la vie tout au long de l’année, on peut voir les habitants se rendre en famille aux temples bouddhistes et sanctuaires shintos. Il y a comme une ambiance de village, ici à Onomichi.

Ce n’est pas un hasard si Yasujirō Ozu a choisi cette ville comme toile de fond pour le célèbre film « Voyage à Tokyo » apparaissant souvent dans les classements des 100 meilleurs films, notamment dans celui de l’institut britannique du cinéma.
Également une inspiration littéraire, Onomichi compte parmi ses habitants les fameux écrivains Naoya Shiga et Fumiko Hayashi.

Onomichi, à chaque saison sa parure.

Onomichi vit et se transforme avec les saisons.

Au printemps, pour s’accorder aux cerisiers qui célèbrent la vie avec leurs floraisons spectaculaires, la ville se fait joyeuse. Les habitants se retrouvent sous les arbres en fleurs pour pique-niquer, trinquer, et espérer voir un pétale se déposer dans leur verre de saké pour la bonne fortune !
L’été annonce le très attendu festival pyrotechnique. Les feux d’artifices, qui colorent le ciel et embrasent l’océan, éclairent la ville d’une lumière mystique. Une escapade estivale parfaite !
L’automne prend sa palette de rouges profonds et de jaunes orangés, pour faire d’Onomichi une magnifique toile colorée.
Et quand l’hiver vient avec son froid, reprendre ces couleurs, ce n’est que pour s’assurer que chacun se rapproche de l’autre, que les familles se resserrent et se rendent ensemble au temple, au sanctuaire, prier pour une nouvelle année heureuse. Les habits traditionnels (hakama pour les hommes et kimono pour les femmes) ajoutent de la magie à ces célébrations qui se déroulent dans des décors anciens et sacrés.
En toute saison, vous profiterez de l’authenticité de cette ville et aurez un aperçu d’un certain Japon, dans toute sa vérité.

Printemps

Été

Automne

Hiver

Lieux incontournables

Si vous devez visiter la ville d’Onomichi et le Shimanami-Kaido, il serait regrettable de ne pas aller visiter deux sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Sur l’île de Miyajiima, vous découvrirez le sanctuaire d’Itsukushima et son célèbre Tori qui semble, à marée haute, flotter sur son rivage.

Le second site est un rendez-vous avec l’Histoire. Dans la ville d’Hiroshima, le Dôme de Genbaku, situé presque à la verticale du souffle de l’explosion, est le seul témoin resté debout de cette terrible journée du 6 août 1945.
Préservé comme symbole d’un devoir de mémoire nécessaire, vous pourrez également vous rendre, non loin du Dôme, au Musée du Mémorial pour la Paix : un appel à la paix et un bouleversant témoin de la puissance destructrice des armes nucléaires.

Sanctuaire d’Itsukushima (Patrimoine mondial de l’UNESCO)

Dans la partie occidentale de la mer intérieure du Japon, au nord-ouest de la baie d’Hiroshima, le Parc National de Setonaikai abrite l’île d’Itsukushima.

L’île, rattachée à la ville de Hatsukaichi de la préfecture d’Hiroshima, est célèbre pour son sanctuaire du 6ème siècle, classé au Patrimoine mondiale de l’Unesco. Ce n’est pas pour rien que l’île est plus connue sous le nom de Miyajima, littéralement « l’île sanctuaire ».

Les fortes marées semblent jouer avec le Tori majestueux. A marée basse vous pourrez vous rendre en marchant jusqu’à ses pieds fermement ancrés dans le sol marin, tandis qu’à marée haute vous pourrez, grâce à une barque, passer entre ses piliers pour observer l’insubmersible défiant les vagues.

Dôme de Genbaku, le Mémorial de la paix d’Hiroshima

6 août 1945, 8h16min2s, un souffle de mort et de destruction rase le cœur d’Hiroshima dans un rayon de 12km.
Pour la première fois de son histoire, l’humanité est confrontée au ravage de l’explosion d’une bombe atomique.

Les lois de la physique sont étonnantes, et c’est un édifice de brique, surmonté d’une coupole disposant d’une structure en acier, pourtant situé au plus proche de l’explosion, presque à la verticale, qui sera le seul bâtiment à ne pas être rasé.

Ce dôme devient ainsi un réceptacle de la mémoire des atrocités de la guerre et à la demande des habitants d’Hiroshima, en 1996, il est classé au Patrimoine Mondiale de l’Unesco. Il symbolise l’espoir d’une paix perpétuelle dans le monde et le souvenir de la puissance destructrice des armes nucléaires.

Si vous voulez en apprendre plus sur cet événement tragique, et vous confrontez à la réalité crue, honnête et brutale, à la fois dans sa dimension mondiale historique et politique, mais aussi au travers de récits de vie bouleversants, vous pourrez vous rendre au Musée du Mémorial pour la Paix.

Takehara

Vieille de 350 ans, Takehara a connu une époque où elle fut la première ville du Japon productrice de sel et de saké.
Témoins de l’âge d’or de cette cité, vous pourrez découvrir les anciennes maisons des riches marchands, les bâtiments publics, les temples et sanctuaires construits par la ville en cette période glorieuse.
Déambulez tranquillement, et laissez Takehara vous emmener dans un voyage dans le temps.

Okunoshima ou l’île des lapins !

Dans la mer du Japon, rattachée à la ville de Takehara de la préfecture d’Hiroshima, se trouve une petite île bien singulière.
Depuis Tadanoumi ou Omishima, vous pourrez prendre un ferry pour faire des randonnées, passer la nuit dans un camping et découvrir d’anciennes infrastructures militaires datant de la seconde guerre mondiale.

Mais soyons honnêtes, c’est votre âme d’enfant qui vous guidera ici. En effet, si cette île commence sa drôle d’histoire de manière assez sombre en abritant des usines produisant des gaz mortels ( 3ème photo) testés sur des êtres vivants, la suite est plus réjouissante.
Car les cobayes pour tester ces poisons n’étaient pas des cobayes mais des lapins !

Et quand les humains ont abandonné l’île, les rongeurs en sont devenus propriétaires et se sont reproduits… Comme des lapins ! Conférant même son surnom à l’île Usagi Shima, « l’île des lapins ».

Kure, la ville des Forces Maritimes de Défense Japonaises

Depuis le 19ème siècle, la ville de Kure est une base navale, d’une importance stratégique capitale durant la seconde guerre mondiale.
Le Yamato, l’un des plus grands vaisseaux de guerre jamais construits, est né ici. Aujourd’hui, on peut encore admirer les navires et sous-marins des Forces de Défense du Japon et l’industrie civile de construction navale y est florissante.
C’est d’ailleurs ici, que prend place le magnifique film d’animation « Dans un recoin de ce monde », dont l’action se déroule pendant la seconde guerre mondiale.

Bien sûr n’oubliez pas de visiter le Musée du Navire de Guerre Yamato !

Carte touristique du centre ville d’Onomichi.

Galerie photos